Voici un aperçu de mon année 2017…

Février

J’ai pu investir dans des ruches et ruchettes afin d’augmenter mon cheptel.

La fin de l’hivernage “s’est bien passée”. 4% de pertes et 10% de vol.

Mars

La saison a démarré le 14 mars. Il a fait tout de suite très beau, très chaud mais trop tôt. J’avoue que j’ai été un peu bousculé. Mais dans l’ensemble tout était bien. Les colonies les plus dynamiques arrivaient à augmenter le couvain à deux cadres supplémentaires par semaine !

L’essaimage était sur le point de commencer et je devais dégonfler les colonies.

Avril

J’ai profité de ce début de mois pour faire les premières divisions avec des reines fécondées que j’avais réservées.

Deux autres vagues de reines sont arrivées et j’ai pu augmenter mon cheptel assez rapidement.

Puis, retour du froid avec le gel et de la pluie. Coup d’arrêt évident du développement des colonies, pour certaines, il a fallu nourrir massivement.

Je n’avais toujours pas posé les hausses. Mais le beau temps est revenu. J’ai pu en poser quelques-unes. Mais les gelées nocturnes ont parfois fait cristalliser des cadres de miel de colza.

J’en ai profité pour faire les premiers greffages de l’année. 2017 est une très bonne année pour l’élevage et la fécondation des reines.

Petit clin d’œil à mes “haters” qui notent mes vidéos sur youtube systématiquement avec un pouce 👎  au lieu d’encourager (la pratique apicole et les nouveaux) : et bien je vous e**erde 🙂  ! Vous aussi, vous avez commencé un jour et n’étiez certainement pas parfaits.

 

Mai

Dès que les beaux jours sont revenus, les temps était orageux. Il fallait travailler entre les gouttes, mais dans l’ensemble çà allait, entre deux coups de froid avec la grêle…

Jusqu’à ce coup de chaud de fin mai.

J’ai posé une bonne dizaine de ruches sur le tilleul.

Le rendement fut catastrophique, les fleurs de tilleul ont brûlé à la chaleur et la sécheresse persistante n’a rien arrangé. Trois fois moins de miel récolte qu’attendu.

Juin

Ou synonyme de canicule.

Certains disent que l’histoire est vouée à se répéter. Moi je ne suis pas des ces avis. Mais là ils ont eu raison. La moyenne de châtaignier sera dérisoire. Au lieu de durer 3 bonnes semaines. En 3 jours de canicule les fleurs ont cramé. J’attends peut-être 8 Kg par ruche.

De nos jours le tournesol de mielle plus. Ça ne donne rien. Les nouvelles variétés ne sont plus favorables aux abeilles.

Et il a fait chaud en juin. Les butineuses, ces abeilles qui ramènent les ressources en nectar/pollen/eau sont restées dans la ruche pour ventiler et empêcher la surchauffe de la ruche. Elles ont tellement usé leur organisme qu’elles sont toutes mortes. Plus de rentrées de nourritures et les abeilles mangent le peu de miel.

Mais le pire c’est après çà, il y a beaucoup moins d’abeilles. Plus d’activité intense par beau temps. Les ruches sont comme paralysées.

La barbe !

Alors je continue de multiplier les ruches, en corrigeant mes erreurs. Ben oui j’en fait aussi. Plein même. Je change aussi des reines qui ne sont plus performantes.

Je vous assure, ce n’est pas tous les jours faciles de se reconvertir dans l’apiculture, surtout quand on est seul. Mais je peux vous dire que les erreurs, une fois qu’on les a comprises, on ne recommence pas.

Juillet

Installation de la miellerie, qui ne sera pas utilisée à son maximum cette année.

Petit clin d’œil à ce personnage “beber24” : je ne te connais pas et je n’ai pas envie de te connaitre, toi qui jacte sans savoir et bien je t’e*merde ! Continue donc d’alimenter le moulin à excréments sur ton forum à deux balles. Ce n’est pas à toi que je vais dire merci, bien au contraire.

Car ce personnage croit que je fais mes récoltes avec CA ! Laisse-moi rire Justin beber !

Divisions des ruches. Alors je continue pour essayez d’arriver à plus que 10 ruches !

Et pour couronner le tout : frelon asiatique, attaque de guêpes et pillage. Les abeilles sont affaiblies par le coup de chaud et n’ont plus rien à manger.

Mais là, je tiens pour la première fois à vous dire que j’ai le moral dans les chaussettes…

Je suis sur les charbons ardents depuis mi-mars. quasiment 6,5 jours de travail sur 7, pour si peu !

L’année passée, j’ai subis le froid et la pluie et j’ai fait un peu de miel ; et cette année j’ai la chaleur et la sécheresse pour trois fois rien de miel. Deux années difficiles de suite ; qui plus est, mes deux premières années… Alors certains diront que c’est formateur, certainement mais c’est décourageant.

Pour la première fois, un très très court instant, j’ai eu le mot “abandon” dans mon esprit. Mais je ne suis pas (encore) allé au bout des choses, il me reste (encore) beaucoup de motivation.

J’en ai fini de broyer du noir mais rien qu’à l’idée de penser que l’année est déjà fini, çà me fiche le bourdon.

Puis vient le temps de la récolte, plusieurs jours sont nécessaires pour faire la tournée de toutes les ruches.

La famine est là et les ruches ont mangé une partie des hausses. Dès la levées de ces dernières, je nourris immédiatement avec 5 Kg de sirop pour les ruches qui sont les plus légères.

Quatre jours ont été nécessaires pour diviser les ruches à miel.

Les ruches sont très bien peuplées en abeilles. Ces abeilles d’été, la récolte faite, ne servent “à rien”, alors je fais des essaims avec des reines fécondées.

J’en profite pour faire le traitement à l’Apivar contre Varroa, et ses effets commencent à se voir…

Abeille atteinte de la “maladie noire” ou paralysie chronique

Août

Une fois les essaims terminés, je suis surpris de voir que les abeilles butinent l’armoise, une adventice qui se propage bien mais qui leur offre du pollen jaune pour le couvain en ces temps durs. Je vais revoir mes façons de débroussailler les ruchers.

Abeille sur armoise

La miellerie.

Le temps est venu de procéder à l’extraction. Et oui, les ruches sont traitées, nourries et j’ai l’esprit tranquille pour se faire.

Je suis aidé d’amis de bonne volonté (Merci mille fois à eux), mais ils me remontent surtout le moral car le rendement est inférieur d’au moins 50% par rapport à l’année passée. Plus de ruches, plus de travail et moins de miel que 2016. Cela s’explique par le fait que les hausses ne sont pas pleines de cadres de miel. Les cadres, eux sont moins larges.

L’équipe de choc

Merci à Pierre, Aubin et Yann pour leur aide (çà fait 1001 fois).

 

Côté ruchers, j’avais eu la désagréable surprise qu’une ruchette ait été mangée par les souris l’hiver dernier. Alors j’ai bricolé des fermetures que les rongeurs ne pourront pas franchir. La ruchette ci-dessous était décalée en démarrage par rapport à ces voisines. Trois cadres avaient été mangés par les souris. La ruchette a survécu, c’est impressionnant cette capacité à passer l’hiver.

 

Je continue mes investissements en souches Frère Adam pour greffer en 2018. Les abeilles vont avoir une nouvelle mère. En attendant, elles ont chaud car la ruchette est bien peuplée en abeilles.

Je vais continuer à nourrir les ruches et ruchettes car certaines sont en famine.

En dix jours, j’ai nourris massivement les colonies. Celles qui sont hors des villes sont les plus impactées par le manque de nourriture. C’est inquiétant de savoir qu’à la campagne, les abeilles ont davantage faim qu’en ville…

 

 

Durant ma tournée à travers les ruchers, j’ai pu voir que les attaques de frelon asiatique se faisaient plus intenses, 2-3 semaines plus tôt que 2016.

Un comportement de “Wash Boarding” a été observé sur une seule ruchette, c’est assez impressionnant à voir.

Il y a du beau pollen qui rentrent pour compléter les réserves hivernales, regardez ce cadre magnifique.

Les abeilles rentrent du nectar dans les lavandes, reseda etc

Les reines inséminées que j’ai achetées ont bien été acceptées ! Ouf !

L’avantage de l’insémination c’est de maîtriser l’ascendance et donc d’obtenir les caractères recherchés dans la descendance .
Ces reines sont de grande valeur génétique sont aussi très chères.
Alors j’ai été soulagé de constater qu’elles ont bien été acceptées dans les essaims conditionnés à cet effet.
Ces reines serviront à produire des reines filles ou F1 pour la production de miel en 2018 pour la blanche et 2019 pour la jaune.

L’hiver peut arriver maintenant, ruches et ruchettes sont prêtes pour affronter les mauvais jours.

Et j’ai le candi.

 

 

 

 

 

 

 

Puis est venu le temps de la mise en pots. Avec une table tournante et pompe a miel c’est pour moi révolutionnaire le gain de temps.

Ce que ça donne pour les pots de 250g

Et 500g

Septembre

Le lierre est en fleurs. Et les abeilles rentrent pollen et nectar. C’est parfait pour compléter les ressources avant l’arrivée de l’hiver.

On le voit bien, elles se bousculent pour rentrer dans la ruchette, dont l’entrée a été réduite.

Par endroit, les plus fortes colonies construisent de nouveau des rayons et prennent beaucoup de poids !

Le calendrier des floraisons 2017 est complet avec la date de floraison du lierre.

Septembre est également un des deux mois où la pression du frelon asiatique est la plus forte. Les pièges dont la sélectivité n’est pas totale se remplissent vite. Très vite.

 

 

 

 

 

J’ai eu la grande surprise d’être lauréat du Concours Talents BGE de la création d’entreprise pour mon projet d’apiculture ! Cliquez pour en savoir plus.

Octobre

Novembre

Les essaims sont beaux, la population réduit et ils se préparent à rester au chaud tout l’hiver.

Une colonie avait été divisée et a subi une violente miellée de lierre, elles ont du coup construit dans le nourrisseur. La cire est passée a travers le couvre cadre. Ca va être compliqué pour le candi…