2016, mauvaise année pour l’apiculture

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Me voilà de retour !

Nous payons le phénomène El Niño de 2015 puisque le retour à la normale météorologique est La Niña. Un hiver chaud, un printemps extrêmement pluvieux (rattrapage) alterné de quelques jours de beau temps ont conduit à énormément d’essaimages des colonies, cassé la dynamique des ruches, vidé les cadres de miel et rendu les colonies orphelines et pour certaines bourdonneuses.

Récit.

Essaimage

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La ponte de la reine n’ayant probablement jamais stoppée l’hiver dernier, les colonies étaient magnifiques au printemps. Elles ont démarré comme des bombes et ont conduit à l’essaimage dès que le temps pouvait le permettre.

C’est assez simple de mi-mai à mi-juin, il a plu une semaine sur deux pendant une semaine. Ce qui a conduit les ruches a essaimer dès que le retour du soleil après des jours et des jours de pluies.

 Non seulement il pleuvait, mais il faisait froid au point où ne pouvions pas ouvrir les ruches afin d’éviter l’inévitable essaimage.

Ruches orphelines et bourdonneuses

Les fécondations des reines vierges ont été très mauvaises à cause de la météo. Ne développant pas assez de phéromones royales, les abeilles ont tué ces reines pour les remplacer par une “fraiche” (supersédure) pouvant se faire féconder dans de meilleures conditions et surtout bien mieux. Il faut en effet une quinzaine de mâles pour remplir la spermathèque de la reine et assurer 2 millions d’oeufs pondus.

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Le problème avec ces semaines entières de pluies, mai a battu tous les records de précipitations en France, ont empêché les reines vierges de se faire féconder. A leur tour de se faire zigouiller par les abeilles. Voilà comment certaines colonies se sont retournées orphelines.

Alors on finit par dire “j’attends une semaine, on sait jamais”, les ruches se retrouvent bourdonneuses.

Cliquez sur le photo ci-contre afin de voir plusieurs oeufs dans les cellules, signe caractéristiques d’une ruche bourdonneuse.

Pas de miel dans les hausses

La pluie bien évidemment un effet sur les miellées. Il a plu pendant la floraison de l’acacia et du tilleul. Les fleurs ont été rincé. Aucune goutte de nectar n’est rentrée.

Les “buck” comme on dit, produisent beaucoup mais consomment beaucoup et ça s’est révélé exact. Enfin, mes noires n’ont rien rentré et les buck ont mangé 15 Kg par ruche en moyenne. Certaines sont même vides de miel…

Quoi qu’il arrive la dynamique de ponte de la reine a été cassé par les pluies, il y avait moins d’abeilles dans les ruches, c’est sûr.

Pas de miel dans les hausses, veut aussi dire qu’il n’y a plus de miel dans les corps de ruchettes. A certains moments, de courtes scènes de pillage des ruches vers les ruchettes, et ce malgré la floraison du châtaignier, ont conduit à la famine les essaims tout juste constitués et les plus faibles.

Du coup, j’ai réfléchi et mis des tasseaux pour réduire fortement l’entrée des ruches et éviter le pillage. Fixés avec une vis, ils peuvent pivoter et laisser passer tout ou partie des abeilles et donc de sécuriser au mieux leur entrée.

Varroa et fausse teigne

Avec ces températures chaudes de l’hiver, peu ou pas d’arrêt de ponte, il était à prévoir que le varroa allait être là. Pensez à vos traitements pour cet été, clé du succès de l’hivernage avec un bon nourrissement.

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Le nombre de ruches orphelines et/bourdonneuses, plus généralement faibles, augmente le risque d’infestation de fausse teigne.

Regardez une abeille qui évacue une larve, attention c’est rapide :

Des points positifs

Heureusement qu’il a fait beau pendant toute la période du châtaignier. Mais le potentiel de récolte a, au moins, été divisé par deux…

Augmentation de cheptel

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J’ai commandé des reines fécondées pour augmenter significativement le nombre de mes ruches. En attendant de produire mes propres reines.

Et ça marche bien (attention au pillage).

Et on peut les diviser de nouveau 1 mois plus tard.

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Deux cadres de couvain fermé avec les abeilles qui les recouvrent, une reine fécondée et beaucoup de sirop, et bien ça donne ça 1 mois plus tard.

Elevage de reines

IMG_6698J’ai pu suivre une formation de greffage et d’élevage de reines. J’ai profité du retour du beau temps pour la mettre en pratique.

Il suffit de quelques petits matériels et d’une bonne lampe frontale à LED.

Au second essai, j’ai eu 50% de reines émergées. Je suis plutôt satisfait. Je le mettrai en pratique à plus grande échelle en 2017.

 

 

Quelques photos.

Insolite

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Regardez ce que je trouve devant le portail d’un des mes ruchers, très certainement le vol de fécondation d’une reine !

Ce doit être un accessoire pour protéger l’essaim…

 

Deux reines dans la même ruche

IMG_6782Et oui ! Deux reines en ponte, elles se crêpaient le chignon mais leur abdomen trop dilaté les empêchaient de n’avoir qu’une reine sur le trône…

J’en ai gardé qu’une pour l’introduire l’autre dans un essaim orphelin.

 

Les fourmis

IMG_6918Beaucoup, mais beaucoup de fourmis dans les ruches cette année, au point de devoir balayer les couvres-cadres avant d’ouvrir.

 

 

 

A bientôt pour raconter la récolte d’été.

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